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Harem

HAREM

Ton reflet souriant se balançait au vent
Tristement

Un reste de comptine ému comme l'ennui
Glissait des mots sucrés en rumeurs et couloirs
Des larmes indociles aux mouchoirs infinis
Pour le prix de ta peau en perte dérisoire
Des femmes te consolaient et s'aimaient en secret
Oubli d'acidité
De frictions obligées
Essence de temps eunuque
Soupirs décomposés

Un souffle sur ton sein en un songe éveillé
Te fera mère et femme condamnant ton enfance
Aux traces de mémoires
Aux flux d'éternité
Aux vies cadenassées noyées sous le silence

Les guerres traînent leurs maux jusqu'au bout de la vie
Serrées d'haleines d'enfants
Saoulées de haine sultan
Ton corps couleur de fin s'offrira à ces nuits
Scellant tes rides aux cieux, ton enfance à un cri
Un reflet souriant se balançait au vent
Tristement





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Texte primé au concours de poésie de l'Ours Blanc 2007, comment je le sais ? par hasard, je suis tombée sur mon nom ( paf ) en faisant quelques recherches sur les revues spécialisées du genre sur le net ce matin.
Je profite du thème pour demander humblement aux guerriers du proche orient de cesser leurs combats meurtriers.
Oui je sais, ça ne sert à rien !

Harem

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 06:49

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