Les clowns blancs.



Ils semblent pathétiques
Sort des habits brillants
Panachés de traits noirs sur une fausse larme
Dessinée
Comme leur sourire
Ils savent pourtant pleurer et rire.
Ce sont des musiciens
Des magiciens du faux savoir
Ils font croire aux enfants qu'ils sont intelligents
Ils font boire aux adultes que la vie c'est marrant
Ils portent sur les reins des traces de fatigue
Et des décors cachés
Acrobaties au sol
Ils tombent très souvent
En vrai
En faux et en image
Les rires sont aigus
Allons les ramasser
Rideau !
En cercles concentrés de poussière des voyages
Ils dansent en soufflant des refrains-instrument
A vent
Des bêtes étonnées d'être emprisonnées écoutent et répètent
Sous des maux en paillettes
Le public applaudit à chaque coup de rein
Coup de rire
Coups de mains
Une sueur étouffée perle sous les maquillages des animaux
Hommes nains
Les soirs sont souvent lourds d'un air puant d'urine
Brûlant de fatigue invisible.
Parfois on croise un ½il sous un masque arrangé
Ne jamais s'arrêter
Passer devant une cage fermée est un très vif hommage
A notre liberté
Pour le rire des enfants c'est le prix à payer
On dirait.


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Photo de ( je recherche le nom de l'auteur ) Jerry Lewis.
Les clowns blancs.

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 03:15

Le Vertige des auteurs

Le Vertige des auteurs
Vous êtes auteur ?

Ah !

C'est un peu de votre vie " d'artiste " que vous allez grignoter page par page en lisant ce roman, qu'en restera-t-il ? un sourire un peu jaune si vous vous reconnaissez dans le portrait de Sylvain, peu flatteur, mais un sourire quand même.
C'est précieux.

Quatrième de couverture

Pour complaire à son patron qu'il vénère, Sylvain Vasseur se lance dans l'écriture. N'a-t-il pas tout pour devenir écrivain ? Tout : l'égoïsme, la foi en son talent, des admirateurs et groupies, et même un incessant soutien de la presse, peut-être quelque peu prématuré. Que lui manque-t-il, si ce n'est une ½uvre ? De mesquines impostures en folles espérances, le voici parti à la conquête d'un destin littéraire. Mais sa compagne sera-t-elle tentée par une vocation de femme d'écrivain ?

Pour les auteurs potentiels, ce livre constituera peut-être le premier exorcisme contre le démon de l'écriture. Avec un humour aussi noir que féroce, par petites touches d'une acide vérité, Georges Flipo brosse allègrement le portrait de ces millions de Français qui possèdent un manuscrit dans leur tiroir. Le Vertige des auteurs les fera frissonner de plaisir ou d'effroi.
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# Posté le mardi 23 septembre 2008 04:44

Bonheur

Bonheur
C'est le bruit de la pluie sous nos nuits immobiles
C'est un rire aux éclats sur un éclat de rimes
C'est un pas qui revient
Passé au ciel commun
C'est une conquête, celle de ton sourire
Tes yeux gonflés de c½ur
Une langue indécente au crépuscule du ciel
Des réserves ouvertes à toute liberté
Une trace de rouge au col
Des mots serrés au cou
C'est le bruit du bonheur sur le hasard des jours
C'est le bruit de tes pas qui reviennent vers moi.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 18:54

Club des poètes

DERNIERE SOIRÉE DE LA SAISON POETIQUE

AU CLUB DES POETES

JEUDI 31 JUILLET A PARTIR DE 20 HEURES

(30 rue de Bourgogne 75007 Paris).

Il y aura le poète chinois Ma Desheng, Philippe Michelin qui chante
Aimé Césaire, René Bellaiche qui chante Baudelaire, Desnos, Verlaine et
Aragon... et plein d'autres interprètes et poètes invités.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 06:14

L'albatros

...ses ailes de géant...

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 05:21

Elle est libre...

...puisqu'elle est morte, en détention, on ne la connait pas ? mais voyons, c'était une franco-colombienne prisonnière d'un groupuscule maoïste en Colombie.

Aïda Duvaltier

Une pensée.

La mort des pauvres
C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir ;

A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir ;

C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ;

C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !


Beaudelaire

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 04:14

49 auteurs...

49 auteurs...

...de 17 nationalités – Argentine, Belgique, Bulgarie,
Cameroun, Canada, Égypte, États-Unis, France, Grande-
Bretagne, Haïti, Italie, Luxembourg, Roumanie, Russie,
Rwanda, Suisse, Viêt Nam.

Les Éditions Joseph Ouaknine ont le plaisir de vous annoncer la parution du


LIVRE D'OR POUR LA PAIX


328 pages
ISBN : 978-2-35664-007-9
Prix : 20,00 euros (livre en cuir)


PARTICIPANTS :

Gervais de Collins NOUMSI BOUOPDA
Laurent FELS
Constantin FROSIN
Pacifique HITIMANA
Norton HODGES
Joseph OUAKNINE
Ryan WALLACE
Lamine Merlin TCHUENTE
Athanase VANTCHEV DE THRACY
Gabriel HAIPAM
Diane DESCÔTEAUX
Pierre DARD
Charles TENGUENE
Jean-Max MEJEAN
Nora ATALLA
Thierry FERRAND
Francine GADBOIS
Paul MEUNIER
Saint-John KAUSS
Jean KOBS
Jean SIMONEAU
Janine LAVAL
Christophe CONDELLO
Jean-Robert PAUL
Sylvaine De BUYST
Stella VINITCHI-RADULESCU
Claude AMMANN
Daniel ARANJO
Georges FRIEDENKRAFT
Denis EMORINE
André LABROSSE (Épervier)
Dông PHONG
Pascale ARGUEDAS
Marguerite SIESS
Daniel DESBIENS
Jean-François SENE
Béatrice PISANI
Jacques HERMAN
Roger MASSE
Colette NYS-MAZURE
Amélie PUGEAUT
Nadia Le ROUX
Béatrice VALERIO
Gwennaël Tristan HOUDAYER
Paul BADIN
Arif al-ZEITUNI
Victor MARTYNOV
Simone FROSIN
Carole Prudence TIENTCHEU
Brian OSTROVSKY


Source Photo:
http://www.unijeapaj.com.ar/


# Posté le lundi 28 avril 2008 05:02

Association Récits de vie

Association Récits de vie
La très belle revue Plaisir d'écrire contient un texte de moi, c'est la seconde fois, c'est un plaisir, et un honneur.

SOMMAIRE


Édito Jean-Louis Berdaguer *

Étude d'un texte de Ch. Baudelaire Robert Ferrieux

Le disque de Chaliapine Mifa Martin
Les églantines Robert Lasnier
Au temps des blouses Christiane Charlot-Terrisse
La barbe du prophète Henry Masson
Au grenier de l'école des Mines Didier Béraud
Joyeux anniversaire Nicole Tourneur
Une saison en enfer Lucien Cordina
L'ordinateur et moi Nathalie Irène Ugo
Mon voyage au Canada Nadine Bonnet
Le journal retrouvé Christian Massé
Une trop courte promenade ogienne Georgine Charrieau
Oubli ? Nadia Le Roux
Poèmes : Gilbert Marquès, Candide Agnèse, Jean Bazola, Cécile Pecquet, Catherine May-Scheuer, Alice Martinez, Colette Barthas.

*EDITO

Il faut bien le reconnaître, l'autobiographie n'a pas toujours bonne presse. Cette opinion défavorable est étayée par l'idée que parler de soi implique une attitude narcissique, voire impudique. Est-ce pour cela que certains auteurs nous adressent - parfois malgré eux - des récits à la troisième personne? Certes, le « Je » n'est pas obligatoire à la narration, quelques exemples de romans autobiographiques montrent : Adolphe de Benjamin Constant ou René de Chateaubriand. Dans ce cas, le « Je » intime n'est pas assumé : il est caché par le « Il » du personnage de roman. Mais il faut bien admettre que ce genre-là n'a pas fait d'émules. Personnellement, je ne suis pas favorable au « Il » quand il s'agit d'autobiographie : je pense qu'il maintient une trop grande distance entre le lecteur et le narrateur, alors que l'écriture à la première personne favorise l'identification avec l'auteur. Une autobiographie sans le « Je » est un peu comme une voiture sans carburant : c'est lui qui la fait avancer ! Au reste, s'il s'agit vraiment de brouiller les pistes, on peut faire appel à l'autofiction. Les grands auteurs modernes ne s'en sont pas privés. Imagine-t-on ce que serait À la recherche du temps perdu avec un « Il »? Le narrateur s'éclipsant, elle y perdrait et sa flamme et son charme. Pourtant, ce cher Proust ne dit jamais « Marcel » !

J-L B.



# Posté le jeudi 24 avril 2008 19:58

Aimé, tu l'es

Aimé, tu l'es



Cahier d'un retour au pays natal - extraits

Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?


Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je
dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots
en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes




Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.

Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

Aimé Césaire





# Posté le vendredi 18 avril 2008 06:44

Les lycéens...

...ont voté, pour moi aussi.

Dis donc !

Le premier qui parle mal des jeunes, je lui casse la figure ! .p

Les lycéens...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 05:56