Peut-être est-ce le propre du darwinisme, avancer, évoluer, ne pas écouter, ne pas entendre pour ne pas parler.
Tout ressemble au ciment, les creux de vie motorisée se rassemblent sous leurs nécessités primaires, moi aussi, et puis je t'aime encore.
Disparaître en première page.
Un écrivain de métro m'a offert cette expression, peu importe de quelle bouche elle fut issue, un écrivain de métro qui me rappelle Roberto Benigni, mal connu en France pour son amour de la littérature, son humour touchant, son ironie futée, sa discrétion de dernières pages où il aime conjuguer son temps avec des gens discrets.
L'humour est toujours un cadeau.
Un écrivain qui nous revient n'est pas un héros des mots, il n'y en a pas, ceux qui pensent l'être ne le sont que par mots mal criés qui plaisent surtout aux chasseurs de fausses nouvelles, Saldam Rushdie "was vanished into the front page" et nous, les gens discrets, nous l'avions oublié sur cette même page, ce sont celles qui s'oublient, malgré le bruit ou grâce à lui.
Comme elles sont belles les femmes quand elles décident de s'aimer entre elles"
(Roberto Benigni)
Clandestins, clandestins... mais nous sommes tous des clandestins
(Andrea Camilleri)
I've been trying to make my way back to the books page ever since"
(Saldam Rushdie)
Toujours avec une petite étincelle de liberté dans les yeux, à peine visible, libre de briller sur les pages qu'elle mérite, dont elle connaît le chemin pour l'avoir si longtemps recherché.
Savourons la douceur des victoires discrètes des gens discrets, c'est l'histoire de la liberté qui ne se crie pas, qui se vit.
(Tableau d'Isabelle Bradfer-Burdet)


